Ce dimanche, le Christ nous montre que la croissance et la vitalité de l’Église sont toujours le fruit d’un appel auquel une âme a répondu un “oui” ferme dans la foi et l’espérance. Le Christ fait ce constat : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux.” Cette phrase est toujours d’actualité. L’accroissement du nombre de catéchumènes révèle que l’Esprit-Saint continue toujours de creuser chez nos contemporains le désir de suivre Dieu. L’augmentation des nouveaux baptisés adultes est un défi et une responsabilité pour chaque membre de la communauté. Un baptisé trouve uniquement sa place dans sa communauté qu’à partir du moment où celle-ci l’a appelé à rendre un service et que celui-ci l’a accepté par amour de Dieu et de ses frères et sœurs.
Parmi tous les services auxquels appelle Dieu pour le bien de la communauté, l’appel au sacerdoce est un grand service. Certains hommes sont dès le départ mis à part pour poursuivre sa mission : “Jésus appela ses douze disciples”. Être prêtre, c’est être serviteur des serviteurs pour faire le pont entre Dieu et le Hommes, et entre les Hommes et Dieu. Plus de prêtres signifie plus d’eucharisties, plus d’eucharisties signifie plus d’Amour de Dieu. La joie des prêtres est d’être les serviteurs de l’Amour de Dieu, et cela comble une vie entière à celui qui s’accroche au Christ.
“Vous serez pour moi un royaume de prêtres.” (Exode 19) Il faut distinguer le presbytérat des pasteurs et le sacerdoce commun des fidèles que le concile Vatican II a mis en avant. Le baptême rend prêtre, au sens commun. Chaque baptisé a pour mission de guider son frère vers Dieu, chacun a le devoir de prier Dieu pour les autres.
“Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.” dit Jésus. La priorité des appels auxquels nous devons répondre est celle des plus fragiles et des plus loin de Dieu. Être appelé, c’est parfois répondre généreusement à un élan du cœur. On entend parfois : “y' a qu’à… Faut qu’on…” Ces mots révèlent que ces élans du cœur ont traversé les personnes. Mais si celles-ci n’y répondent pas en actes, elles refusent leur propre vocation.
Pour que des personnes répondent à l’appel, il faut que notre communauté soit appelante : qu’à la fois elle interpelle, et qu’elle donne envie par le témoignage joyeux et authentique qu’elle offre. Cela sous-entend que nous sommes en permanence appelés à une conversion personnelle et communautaire.
Père Pierre-Yves EMILE, curé
Vivons l’Amour de Jésus-Christ dans la joie !
